Pneumocoque : description, transmission, facteur de risque, traitement et vaccination

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Le pneumocoque est une bactérie que l’on retrouve naturellement chez l’homme mais qui peut provoquer majoritairement des infections locales (otite, sinusite, conjonctivite, pneumonie) ou invasives (des méningites et infections généralisées du sang (septicémie)). Les premiers concernés sont les jeunes les personnes souffrants d’insuffisance respiratoire et/ou fragiles (personnes atteintes de maladies chroniques, jeunes enfants, séniors…). Le traitement repose sur les antibiotiques. Et la vaccination constitue la meilleure arme. LaMagicMaman fait le point.

Description

Le pneumocoque, dont le nom scientifique est Streptococcus pneumoniae, est présent naturellement dans les voies respiratoires, en plus grande quantité chez les enfants que chez les personnes âgées.

Cependant, il arrive que cette bactérie devienne pathogène et traverse les tissus entraînant des infections très diverses. Lorsqu’elle atteint les poumons, elle peut provoquer une pneumonie ou une pleurésie. Au niveau de l’oreille, elle est responsable d’otites. Quand elle touche le système nerveux central, c’est la méningite. La bactérie peut également passer dans le sang et déclencher une septicémie.

Il existe plusieurs types de pneumocoques qui n’ont pas tous la même gravité et on n’y est pas sensible de la même façon.  Une quarantaine d’entre eux causent des infections potentiellement graves provoquant un grand nombre d’hospitalisations et plusieurs décès.

Comment se transmet-il ?

La transmission se fait par contact avec des sécrétions du nez ou de la gorge d’une personne infectée :

  • Par projection de gouttelettes, la toux, les éternuements et la salive ;
  • Par contact direct et étroit avec un malade comme les baisers ;
  • Par contact indirect en touchant des surfaces et des objets contaminés par la salive ou les sécrétions nasopharyngées ;

Le germe pathogène meurt rapidement à l’extérieur de l’organisme. La contagion persiste jusqu’à la disparition de la bactérie dans les sécrétions nasopharyngées, sans nécessairement entraîner la maladie, et dure jusqu’à 24 heures après le début du traitement antibiotique.

Qui est concerné ?

Le pneumocoque touche en premier lieu les jeunes enfants et les personnes présentant certains facteurs de risque :

  • Les maladies chroniques telles que l’insuffisance rénale ou cardiaque, troubles pulmonaires, diabète et maladie hépatique  ;
  • Le tabagisme ;
  • L’alcoolisme ;
  • Les affections affaiblissant le système immunitaire comme le VIH ;
  • Une asplénie fonctionnelle ou anatomique ;
  • Les résidents des établissements de soins de longue durée ;
  • Les médicaments inhibant le système immunitaire, tels que les corticoïdes et la chimiothérapie ;
  • La drépanocytose (maladie génétique qui altère l’hémoglobine) ;
  • Les Aborigènes, les autochtones de l’Alaska et certains groupes d’Amérindiens ;

Une infection respiratoire virale fréquente, notamment la grippe ou une lésion de l’épithélium des voies respiratoires due à une bronchite chronique peuvent altérer la muqueuse des voies respiratoires et aider les pneumocoques à provoquer une infection. De fait, les personnes âgées, même en bonne santé, sont plus enclines à avoir des symptômes plus graves et des complications au cours de ces infections.

Quel traitement en cas d’infection à pneumocoque ?

La plupart des infections à pneumocoques se soignent par antibiotiques, la durée du traitement initial variant selon le site et la gravité de la pathologie à traiter. Un traitement de soutien peut aussi être administré en fonction des symptômes : un analgésique pour la douleur, un antipyrétique pour la fièvre au besoin, une aide respiratoire …

La pénicilline (ou les molécules apparentées, ampicilline et amoxicilline) est utilisée dans la plupart des infections à pneumocoque. Elle est généralement administrée par voie orale mais, si l’infection est sévère, elle peut être administrée par voie intraveineuse ;

Les pneumocoques résistants à la pénicilline sont de plus en plus fréquents. De ce fait, aujourd’hui, le traitement repose sur plusieurs molécules de référence contre lesquelles les résistances sont rares ;

Par ailleurs, la résistance du pneumocoque aux antibiotiques habituellement utilisés pour traiter, par exemple, une pneumonie est relativement élevée dans plusieurs pays européens, notamment en Belgique. Le Conseil Supérieur de la Santé recommande donc la vaccination aux personnes à risque.

Quels vaccins ?

La vaccination antipneumococcique est le meilleur moyen de se protéger et elle est recommandée pour les enfants, les adultes et les personnes présentant un ou plusieurs facteurs de risque ;

Les vaccins utilisés varient selon l’âge de la personne et son état de santé et il peut être administré à n’importe quel moment de l’année en deux temps : une première injection avec le vaccin protégeant contre 13 souches, suivie d’une deuxième injection avec un vaccin protégeant contre 23 souches. Un rappel est prévu cinq ans après. Ce schéma protège efficacement ;

Comme les autres vaccins, des réactions au point d’injection (rougeur, douleur) sont fréquentes. Des effets généraux (fièvre, douleurs articulaires ou musculaires) sont également possibles.

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