Péridurale : accouchement sans douleur

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Pour une femme, l’accouchement n’est pas une mince affaire, elle doit se faire à l’idée qu’une tête grosse va sortir de son vagin, autrement dit, elle va sentir des douleurs intenses pendant plusieurs heurs, donc pourquoi ne pas opter pour une péridurale comme le font près de deux femmes sur trois en France, et entre 60% et 80% des Américaines accouchant pour la première fois.

Pour toutes celles qui en ont fait leur choix, la péridurale est synonyme de soulagement, pour d’autres, elle évoque plutôt une source d’inquiétudes et de questionnements surtout s’il s’agit du première accouchement ! LaMagicMaman vous propose cet article afin de vous éclaircir la façon par laquelle se passe ce type d’anesthésie, ses bénéfiques, ses contre-indications, ses risques et ses complications qui reste comme même très rares.

Définition de la péridurale

La péridurale est une technique d’anesthésie locorégionale utilisée pour les hommes et les femmes dans plusieurs types d’interventions chirurgicales, par exemple pour des interventions sur le petit bassin (problèmes urologiques et génitaux), au niveau du cou pour les interventions sur la thyroïde, les voies O.R.L. et les carotides, et pour le traitement des douleurs post-opératoires. Elle est réalisée par un médecin anesthésiste-réanimateur, et elle est actuellement la méthode la plus répandue et la plus efficace pour atténuer, voire supprimer, les douleurs lors d’un accouchement par voie basse.

La péridurale consiste à injecter une faible dose d’un produit analgésique ou anesthésique, à proximité des nerfs transmettant la douleur, pour bloquer la propagation des sensations douloureuses au niveau des nerfs provenant de l’utérus et désensibiliser temporairement cette zone du corps, comme ça les contractions sont ressenties comme de légères pressions au niveau de l’abdomen et le déroulement sera plus facile ; alors la maman va pouvoir accueillir son bébé avec plus de sérénité !

Déroulement de la péridurale

En général, dans quelques semaines précédant l’accouchement, la future maman doit faire une consultation auprès d’un médecin anesthésiste pour l’examiner et vérifier qu’elle n’a aucune contre-indication.

Le jour J c’est l’anesthésiste, en fonction de la dilatation du col de l’utérus (entre 3cm et 6cm) et la vitesse du travail, qui va décider le moment de la pose, et il va préciser aussi la meilleur position que la personne doit adopter (soit assise en faisant le dos rond, soit couchée sur le côté en position fœtale). Après avoir désinfecté la partie concernée de la peau, il injecte une petite anesthésie locale pour que la péridurale ne soit pas douloureuse.

Juste après, entre deux vertèbres lombaires, soit il introduit une aiguille stérile pour injecter une dose unique d’un anesthésique qui agit plus longtemps, soit il mit en place un cathéter (un tube fin et souple), maintenu par un pansement, pour permettre des administrations répétées sans avoir recours à de nouvelles piqûres, c’est l’option la plus courante. Et tout ça dure quelques minutes à peine, et toute sensation douloureuse en provenance de l’utérus et du périnée sera bloquée.

Tout au long de l’accouchement, un certain nombre de paramètres sont surveillés, pour s’assurer de l’efficacité et l’innocuité de la péridurale, par exemple : la pression artérielle, la sensibilité et la mobilité des jambes, l’absence de douleur de la parturiente et le rythme cardiaque du fœtus.

Plus la quantité d’anesthésique utilisée est importante, plus l’envie naturelle et la capacité de pousser diminue, ce qui peut augmenter le recours à la ventouse ou aux forceps. Au contraire, moins d’anesthésique permettra à la maman d’être plus active pendant le travail et de pousser plus efficacement lors des contractions.

Le cathéter est retiré après l’accouchement, et les effets de la péridurale s’estompent dans les heures qui suivent pour finalement complètement disparaître.

Bénéfices de la péridurale

Mis à part un accouchement calme et sans douleur, la péridurale reste bénéfique en cas d’hypertension artérielle, diabète, épilepsie ou autres maladies qui pourraient se manifester au cours de la grossesse ou au cours de l’accouchement.

En cas d’accouchement prolongé, la péridurale permet à la parturiente de se reposer, donc l’accouchement devient moins fatigant.

Bien dosé, le produit anesthésique facilite et accélère la dilatation du col.

Contre-indications de la péridurale

Il existe certaines contre-indications à cette anesthésie telles que :

  • Les troubles de la coagulation qui apparaissent au cours de la grossesse, l’anesthésiste vous prescrira alors un bilan sanguin afin de vérifier que votre taux de plaquettes sanguines est suffisamment élevé ;
  • Les grosses déformations de la colonne vertébrale, en particulier les scolioses opérées, peuvent présenter une contre-indication à la péridurale, mais c’est au cas par cas ;
  • Un tatouage au niveau du point de ponction, en effet se discute l’introduction de l’encre du tatouage dans le liquide péridural, même si aucun cas de complication liée au pigmentation n’ayant été rapporté jusqu’ici. Certains anesthésistes proposent de faire une petite incision préalable sur la zone, pour piquer directement dans le derme et éviter que l’aiguille ne passe par la zone encrée. Il est également possible de prévoir avec le tatoueur de laisser une zone vide lors de la conception et du placement du motif ;
  • La fièvre, l’hypertension intracrânienne, maladies neurologiques, les infections de la peau au niveau du dos, les allergies à certains produits anesthésiants sont également des contre-indications au moment de la pose de la péridurale ;

De manière générale une consultation avec le médecin anesthésiste doit être prévue quelques semaines avant l’accouchement pour évaluer les risques et la possibilité de cette technique pour savoir votre groupe sanguin, les antécédents d’interventions chirurgicales et familiaux, informations sur vos précédentes grossesses, allergies éventuelles, maladies et traitements en cours…

Les risques sont très limités

Le principal inconvénient reconnu à l’accouchement sous péridurale découle de son objectif : en sentant moins les contractions, les parturientes sont parfois un peu moins réactives et ne poussent pas de la manière la plus efficace, et en diminuant cette capacité à pousser, le recours aux forceps ou à la ventouse peut augmenter. Mais en réalité, si l’anesthésie est bien faite, elle va concerner les sensations de froid et de chaud et surtout la douleur, mais pas les sensations motrices et le toucher.

Quant aux effets secondaires sont en très grande majorité bénins et passagers, à titre d’exemples, une sensation de jambes lourdes, une douleur persistant au niveau du point de ponction, des phénomènes d’hypotension sont les plus fréquents, puis éventuellement des maux de tête, des douleurs lombaires, une rétention d’urine transitoire… et tout ça disparait au bout de quelques heurs voir un jour. Les complications plus graves sont rarissimes.

Les complications sont rares

Tout acte médical comporte un risque même lorsqu’il est conduit avec compétence, la fréquence et la gravité de ces risques sont influencées par votre état de santé, votre âge ou votre hygiène de vie. En général, les techniques utilisées en anesthésie sont fiables, mais il existe des risques de complications imprévisibles même s’ils sont extrêmement rares, comme une allergie.

La péridurale est effectuée dans l’espace péridural, entourant la dure-mère et situé le long de la moelle épinière, l’enveloppe qui la protège, et le produit anesthésique n’est injecté que dans les racines nerveuses, donc en aucun cas la moelle épinière est touchée, d’où le risque de paralysie est donc absent. Il arrive cependant qu’un risque de paralysie apparaisse si un hématome se crée et comprime la moelle épinière, qui devra alors être drainé en urgence pour éviter toute séquelle.

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