Mal de dos (lombalgie) : causes, facteurs de risque, traitement et prévention

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La lombalgie désigne les douleurs de la colonne vertébrale lombaire. Généralement sans gravité, très courante chez les personnes actives, entre 30 et 60 ans et c’est l’une des causes principales d’une limitation de l’activité physique et de l’absentéisme au travail dans le monde.

Il s’agit d’un problème très fréquent dans notre société moderne qui été qualifiées « mal du siècle ». LaMagicMaman fait le point sur les causes (les origines) de la lombalgie, les facteurs de risque, le traitement et les conseils de prévention pour éviter le mal de dos.

Qu’est-ce qu’une lombalgie ? 

La lombalgie est le terme médical qui désigne les douleurs située au bas du dos autour des reins, qui pouvant descendre jusqu’aux fesses, voire jusqu’à l’arrière de genoux. Cette pathologie peut survenir à tous les âges, avec des pics d’apparition à l’adolescence et autour de 45 ans.

Le plus souvent, elle est souvent liée au monde de travail (travail de force, déséquilibre musculaire à cause de position maintenue trop longtemps, répétition du soulèvement de charge lourde…), et elle est divisée en deux types :

  • La lombalgie aiguë (le lumbago) : elle peut causer une douleur aiguë qui peut durer jusqu’à 4 semaines et qui s’améliore grandement d’elle-même dans la plus part des cas. Bien qu’il soit de courte durée, le lumbago peut causer un blocage, l’impossibilité de mouvements au niveau des lombaires et beaucoup d’inconfort, ce qui impose un arrêt de travail pendant quelques temps et une gêne considérable pour exercer les activités quotidiennes ;
  • La lombalgie chronique : Si les douleurs lombaires invalidantes persistent au-delà de 3 mois la lombalgie devient chronique. Cette forme est rare (de 5 à 8 % des cas) et elle survient surtout chez des sujets aux antécédents de lumbago, de lombosciatique ou de l’arthrose lombarthrose à répétition.

Les causes des problèmes lombaires

Les causes de la douleur lombaire sont multiples :

  • Une lésion à un muscle, un tendon ou un ligament qui peut provenir d’un effort excessif, d’une torsion inhabituelle ou de l’accumulation de microlésions causées par des mouvements brutaux ou extrêmes répétitifs. Les personnes en mauvaise forme physique ou exerçant des métiers physiques de force (construction, port de lourdes charges…) sont les plus à risque ;
  • La dégénérescence discale : la perte d’élasticité des disques intervertébraux est souvent remarqué chez presque toutes les personnes de plus de 60 ans et chez certains sportifs autour de la quarantaine (qui pratiquent une activité entraînant une pression sur la colonne vertébrale) ;
  • Une hernie discale : qui se produit lorsqu’une partie du gel contenu dans le disque intervertébral fait saillie vers l’extérieur et comprime les racines nerveuses. Cela est à cause de mauvaises postures maintenue trop longtemps, le surplus de poids, la grossesse et la dégénérescence discale ;
  • Un problème gynécologique : de nombreuses femmes ont des maux de dos de façon périodique ou constante à cause de règles douloureuses, d’endométriose, de grossesse… les douleurs ne sont pas forcément situées dans la région lombaire mais dans le bas du dos ;
  • Une scoliose (déviation latérale d’une vertèbre sur une autre vertèbre) cette situation peut être congénitale ou acquise ;
  • Pathologies comme l’arthrite, de l’arthrose ou de l’ostéoporose (qui sont en général courantes chez les personnes âgées), certains rhumatismes inflammatoires, comme la spondylarthrite ankylosante, peuvent aussi causer des douleurs et une raideur dans le bas du dos ;
  • D’autres causes plus rares : tumeurs, maladie inflammatoire chronique des vertèbres ou des ligaments des vertèbres ou une infection (qui est dans 90 à 95 % des cas bénigne et qui guérit en quelques jours).

Les facteurs de risques

Des facteurs de risques peuvent aggraver et provoquer la survenue d’un mal de dos :

  • Le surpoids et notamment lors de la grossesse car les femmes doivent supporter un surpoids au même moment où les hormones féminines dont la progestérone induisent un relâchement des tissus musculaires ;
  • La station debout, la station assise prolongée, les mauvaises postures en voiture, pendant le sommeil… ;
  • Les efforts excessifs répétés ou brutaux ;
  • Les antécédents de traumatisme ;
  • Le port de chaussures à haut talon ;
  • Le tabagisme ;
  • L’alcoolisme ;
  • La scoliose ;
  • L’arthrose ;
  • L’ostéoporose ;

Les traitements de la lombalgie

Un traitement bien conduit guérit 90% des cas en moins de 4 semaines. La médecine moderne possède un grand nombre de remèdes actifs à différents niveaux des problèmes vertébraux :

  • Les antalgiques de type paracétamol ;
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens agissent autant sur la douleur que sur l’inflammation lombaire, ce qui peut déjà aider à décoincer le nerf. Il est conseillé de prendre des protecteurs gastriques en même temps que ce type de médicament ;
  • La cortisone : indiquée dans les cas graves ou/et très douloureux. Les protecteurs gastriques seront aussi indiqués en cas de prise prolongée ;
  • Les décontracturants pour aider la vertèbre à retourner à sa bonne place. A prendre au coucher, au repos…pour avancer la guérison ;
  • Les tonifiants musculaires de la colonne vertébrale pour améliorer quelques situations persistantes ou récidivantes ;
  • Les pommades ou les baumes anti-inflammatoires, chauffantes, décontracturantes ou calmantes qui peuvent quelquefois être une alternative aux traitements oraux ;
  • Les ceintures lombaires qui ne sont indiquées qu’en cas sérieux ou en cas de nécessité pour les personnes atteintes de sciatique pour limiter les problèmes lombaires. Et les corsets (moulages en résine) qui ne sont indiqués qu’en cas de hernie grave pour éviter les interventions chirurgicales ;

Les astuces de prévention

Les personnes qui souffrent des lombalgies doivent souvent envisager d’apporter des modifications importantes à leur mode de vie. Il faut :

  • Eviter tout mouvement brutal ;
  • Eviter de soulever des poids en se penchant (si vous avez un poids à soulever faites-le en pliant vos jambes et en maintenant le dos droit) ;
  • Faire des exercices doux, du moment que l’on ne ressent pas de douleur ni de gêne, marcher doucement sur un tapis de marche, nager un peu chaque jour, faire des exercices de gymnastique conseillés…;
  • Etre le plus actif possible, dans la mesure de ses capacités, car le fait de rester immobile peut par la suite entraîner une fragilisation des muscles, et cela va affecter la santé de la colonne vertébrale ;
  • Eviter le surpoids ;
  • Pendant les lombalgies, il est important d’harmoniser son esprit et ses émotions avec l’axe de son dos, car plus de tension signifie plus de douleur ;

En résumé, une activité physique régulière adaptée à vos capacités physiques et à votre âge ainsi qu’une alimentation équilibrée pour éviter le surpoids sont des principaux moyens de prévention des douleurs lombaires.

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