Les oreillons : symptômes, complications, contamination, traitement et mesures de prévention

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Les oreillons ou parotidite virale ou encore parotidite ourlienne est une maladie virale très contagieuse transmise par le virus ourlien de la famille des Paramyxovirus (qui comprend notamment le virus de la rougeole). Ce virus ne circule qu’entre les êtres humains et provoque une inflammation des glandes salivaires (glandes parotides) situées en arrière de la mâchoire, sous et devant les oreilles ainsi que le tissu nerveux.

La maladie touche habituellement les enfants, elle est le plus souvent bénigne chez eux, et dans 20 à 30 % des cas, il n’y aucun symptômes et l’infection passe inaperçue. À l’opposé, elle peut entraîner des complications graves lorsqu’elle est contractée à l’âge adulte.

Pour se protéger des oreillons, le vaccin ROR (le triple vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) est efficace et bien toléré, en plus il fait partie du programme de vaccination systématique gratuit pour les enfants, et il est répandu aussi dans les pays en voie de développement.

Quels sont les symptômes?

Comme nous avons déjà précisé près d’un tiers des enfants infectés ne représente aucun symptôme, ou donnent l’impression d’avoir le rhume, mais ils peuvent tout de même transmettre la maladie, pour les autres, les symptômes apparaissent 14 à 21 jours après avoir été infectés. Comme toute inflammation, les oreillons provoquent de la fièvre jusque 40° C,  ainsi que :

  • Des maux de tête, des douleurs des oreilles et des muscles, et une sensation de malaise, de faiblesse et de fatigue ;
  • Un gonflement, une sensibilité et des douleurs au toucher des glandes salivaires en particulier les parotides, qui siègent dans la région de la mâchoire et des joues, surtout lors de la déglutition et la mastication, cette atteinte peut concerner un seul ou les deux côtés du visage ;

Quelles sont les complications?

Dans les cas graves, les oreillons peuvent provoquer :

  • Une méningite dans 16% des cas (sans signes cliniques le plus souvent), une maladie grave qui infecte le liquide entourant le cerveau et la moelle épinière, ou rarement une encéphalite, une enflure du cerveau, tout ça peut être associé à des convulsions, à une perte d’acuité auditive ou à un décès (dans 0.02% à 0.03% des cas) ;
  • Une orchite (inflammation de l’un ou des deux testicules) dans 50% des cas, chez les adolescents et les jeunes adultes, une enflure douloureuse du testicule, dans la plupart du temps, il persiste une atrophie du testicule sans entraîner de stérilité ;
  • Une ovarite (inflammation des ovaires), les femmes peuvent souffrir d’une infection douloureuse des ovaires, mais pourront tout de même devenir enceintes ;
  • Une pancréatite (inflammation du pancréas) dans des cas rares, ces inflammations peuvent entraîner des vomissements et douleurs abdominales ;
  • Possibilité de fausse couche lors du premier trimestre, chez la femme enceinte non immunisée ;

Comment transmet-on les oreillons? 

Le virus responsable des oreillons se transmet facilement d’une personne à l’autre de la même façon qu’un rhume, c’est-à-dire par l’intermédiaire de salive et de sécrétions nasales infectées, soit :

  • D’une façon indirecte par : le partage de vaisselle ou de jouet qui ont été porté à la bouche, en touchant une surface qui a été contaminée par le virus, en contactant des mains souillées par la salive, lorsque la personne infectée tousse ou éternue ;
  • D’une façon directe par un contact étroit avec des personnes infectées, par les baisers par exemple ;

Les personnes infectées par le virus des oreillons sont contagieuses de trois à sept jours avant l’apparition du gonflement des glandes parotides, et jusqu’à une dizaine de jours après. Mais la période la plus contagieuse c’est à partir du premier ou deuxième jour après l’apparition de la parotidite et pendant 5 jours qui suivent.

Selon l’Agence de santé publique, une personne infectée devrait s’isoler pendant une période de 9 jours après l’apparition des symptômes, donc si vous croyez que votre enfant présente des symptômes d’oreillons, assurez-vous qu’il n’a aucun contact avec d’autres enfants, surtout ceux qui n’ont jamais eu les oreillons et qui ne sont pas vaccinées.

Comment traite-t-on les oreillons?

Dans les cas bénins, la maladie guérit généralement en deux semaines sans traitement spécifique, si ce n’est à traiter la fièvre ou la douleur. Sinon le médecin peut prescrire des antibiotiques puisque les oreillons sont la cause d’un virus, devant une forme inhabituelle ou compliquée, le médecin peut prescrire une recherche d’anticorps à partir d’un prélèvement de sang, en fonction du diagnostic il peut adapter le traitement médicamenteux, par exemple :

  • En cas de parotidite : soins de bouche, antalgiques et antipyrétiques ;
  • En cas de méningite : repos, antalgiques et/ou anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • En cas d’orchite : repos au lit, port d’un suspensoir, anti-inflammatoires non stéroïdiens sur prescription médicale ;
  • En cas de pancréatite : antalgiques, antiémétiques (contre les nausées et vomissements), et parfois une hospitalisation est nécessaire ;

En cas de maladie, il faut à tout prix éviter la crèche ou l’école jusqu’à guérison clinique.

Quelles sont les mesures de prévention ?

La vaccination systématique chez tous les enfants, dès l’âge d’un an, est nécessaire pour éviter efficacement les oreillons et leurs complications qui pouvant être graves. Il s’agit d’un vaccin combiné Rougeole-Oreillons-Rubéole protecteur après la première dose (à 12 mois). Si la vaccination n’a pas été faite à l’enfance, il est possible de la réaliser à l’adolescence ou à l’âge adulte, et elle est totalement prise en charge par l’Assurance Maladie jusqu’à l’âge de 18 ans, mais elle est déconseillée chez les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

Normalement, les personnes qui ont reçu les deux doses du vaccin ROR ou ceux qui ont déjà contracté les oreillons sont également immunisés pour le reste de leur vie contre cette maladie, donc si un membre de votre famille est infecté, assurez-vous que les autres membres ont été vacciné. Les personnes qui travaillent en contact avec les enfants ou les malades doivent être vacciné aussi.

Il est possible d’envisager la disparition de la pathologie des orillons si toute la population était vaccinée, car plus le nombre de personnes vaccinées sera élevé, plus la maladie deviendra rare. En plus, une étude a montré qu’en vingt ans, la vaccination contre cette maladie a évité environ deux millions de méningites, un million de surdités et une cinquantaine de décès.

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