Grossesse extra-utérine

Grossesse extra-utérine définition, symptômes et facteurs de risques

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Une grossesse extra-utérine (GÉU), appelée également grossesse ectopique, survient lorsque l’ovule fertilisé s’implante en dehors de la cavité utérine, ovule se loge dans l’ovaire (grossesse ovarienne) ou dans la cavité péritonéale (grossesse abdominale), ou le plus souvent, dans l’une des trompes de Fallope (grossesse tubaire).

La GEU constitue la première cause de mortalité maternelle féminine au cours du premier trimestre de la grossesse dans les pays industrialisés, en conséquence un diagnostic précoce doit se faire pour la femme enceinte surtout lorsqu’elle est alertée par certains symptômes, que je vais vous détailles ci-dessous, comme ça on va éviter la rupture de la grossesse et la mise en jeu du pronostic vital, et on va jouir aussi d’un traitement conservateur de la trompe et de l’ovule et de préserver leur fertilité.

Les facteurs de risque de la GEU

Pour l’instant, la médecine n’a pas vraiment identifié les causes de cet accident, mais elle a détecté certains facteurs de risque qui permettent d’expliquer l’anomalie de la mauvaise mobilité de l’ovule fécondé, tels que :

  • Antécédents de maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.): tels que Chlamydiae Trachomatis, Mycoplasme Hominis, Gonocoque ;
  • Port d’un stérilet,  ce dernier est très efficace pour se prévenir d’une grossesse, mais en cas d’échec, une grossesse tubaire est fréquente ;
  • Consommation de tabac, le tabagisme réduit la mobilité des cils situés dans les trompes utérines, donc plus une femme fume, plus le risque grandit ;
  • Chirurgie de la stérilité, car elle laisse obligatoirement des cicatrices et ne répare pas les lésions préexistantes de la muqueuse ;
  • Avoir eu recours à la procréation médicalement assistée, c’est-à-dire la fécondation in vitro, ou à des traitements contre l’infertilité, tels que l’utilisation de médicaments comme le clomiphène et la gonadotropine ;
  • Age maternel est en cause : le risque est multiplié par 2 pour les femmes de 35 à 39 ans et presque par 4 à partir de 40 ans ;
  • Pilule contraceptive micro progestative, pilule du lendemain, un déséquilibre hormonal peut parfois être en cause ;
  • Antécédent de curetage ou d’interruption volontaire et répétée de grossesse (IVG) par aspiration ;
  • Anomalie des trompes congénitale ou séquelle d’une salpingite (infection des trompes utérines maladie), qui multiplie le risque de grossesse extra-utérine par suppression des cils qui tapissent la trompe et facilitent le déplacement de l’ovule, tout ça peut laisser des cicatrices des lésions dans la muqueuse ;
  • Antécédent de chirurgie pelvienne, de chirurgie tubaire (plastie tubaire) ou d’adhérences péritonéales ; ou présentation d’une maladie inflammatoire pelvienne : une infection des trompes de Fallope, des ovaires ou de l’utérus ;
  • Endométriose : prolifération anormale de la muqueuse utérine en dehors de l’utérus ;
  • Antécédent de grossesse ectopique;

Les symptômes et les signes cliniques d’une GEU

Une grossesse extra-utérine peut se manifester par :

  • Retard de règles ;
  • Hémorragies utérines (saignement génital brun), peu abondantes, qui surviennent après un retard de 3 à 6 semaines de règles;
  • Douleur abdominales (bas du ventre), d’intensité variable, irradiant à l’épaule, d’apparition progressive ou brutale, en coup de poignard ;

L’identification de l’existence d’une GEU est assurée en milieu hospitalier, le médecin associera à un toucher vaginal, une série d’échographie et de prélèvement sanguin pour contrôler le taux d’hormone HCG. Dans la plupart de temps, le diagnostic n’est pas porté dès la première consultation, mais après avoir répéter les échographies et les prises de sang à plusieurs jours d’intervalle. Une erreur diagnostique peut être lourde de conséquences L

Le dosage de taux d’hormone HCG dans le plasma sanguin, sécrétée par le chorion puis par le placenta, organes nourriciers de l’œuf, indique un taux en général inférieur au taux attendu pour l’âge gestationnel. La disparition de cette hormone dans le sang est par ailleurs nécessaire pour affirmer la guérison.

L’échographie montrera un utérus vide, et une présence anormale d’une activité cardiaque embryonnaire hors de l’utérus, une image anormale des trompes et des ovaires, parfois avec des épanchements de sang dans la trompe et une absence d’embryon.

Traitement de la GEU

Une grossesse extra-utérine ne peut pas être menée à terme normalement et nécessite une intervention d’urgence, car l’œuf fécondé n’arrive pas à descendre et reste bloqué, alors une injection de certains médicaments ou une chirurgie doit se faire pour retirer l’œuf mal implanté.

Le traitement chirurgical

Pour traiter la GEU, dans la majorité des cas, il faut opérer, le chirurgien va agir sous cœlioscopie, soit on ouvre la trompe dans laquelle se trouve l’œuf et on l’extrait, c’est donc un traitement conservateur (conservation de la trompe), soit si la trompe est trop abîmée, on l’enlève partiellement ou totalement, c’est alors un traitement radical (ablation de la trompe).

Une hospitalisation de deux à trois jours est nécessaire après cette intervention, qui se réalise sous anesthésie générale.

Traitement médical

En cas de grossesse peu volumineuse, et en l’absence d’hémorragie interne, un traitement médical est proposé, qui consiste à une administration intramusculaire ou par radioguidage directement dans l’œuf de méthotrexate, ce dernier arrête la division cellulaire, il peut être proposé seule ou complémentaire de l’injection intra-tubairesion cellulaire afin de nécroser l’œuf.

En plus de ce traitement, sera effectuée une surveillance échographique dans les jours suivants pour surveiller que l’œuf a bien disparu et que tout rentre dans l’ordre.

Si l’œuf fécondé n’est pas retiré, son évolution peut entraîner une grave hémorragie pouvant être mortelle pour la femme.

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