Dépression post-partum / baby blues symptômes, causes, et traitement de chacune

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Le baby blues

Le baby blues est une période de bouleversements normale de la maternité, qui touche la moitié des jeunes mères (et 4 % des jeunes papas), apparaît le plus souvent 3 jours après la naissance et et disparaît en 10 jours maximum, sa  symptomatologie est connue par :

  • Difficulté ou impossibilité à trouver le sommeil;
  • Anxiété et inquiétude de ne pas savoir s’occuper du bébé ;
  • Hypersensibilité et crises de larmes brutales ;
  • Sautes d’humour et émotions contradictoires : irritabilité, jubilation, pessimisme, tristesse, rires sans réelle raison ;
  • Lassitude physique et mentale ;
  • Perte d’appétit, inappétence ;

Les causes du baby blues

Cette manifestation bénigne et fugace est à cause de la chute massive et brutale du taux de progestérone après l’accouchement de quelques heures de l’expulsion du placenta, et aussi à cause de l’impact psychologique de la séparation physique “imaginaire” de la maman et son nouveau-né, la responsabilité d’une autre vie que la sienne, le sentiment d’incapacité à faire face à cette nouvelle situation, et aussi la crainte d’être délaissée et déroutée et que le bébé prenne toute la piste ! la fatigue et l’allaitement peuvent aussi aggraver la situation.

La prise en charge du baby blues

Le baby blues ne nécessite pas un traitement particulier, mais il demande tout simplement une prise en charge par les professionnels de santé (sages-femmes, puéricultrices…), car ils sont aussi là pour rassurer les jeunes mamans, les écouter, les rassurer, les soutenir, et leur expliquer que ce bouleversement hormonal et émotionnel est fugitif.

Le papa a un rôle capital à aider la maman à traverser cette tempête émotionnelle, mais il ne faut pas oublier que vos amis et vos proches peuvent également vous fournir une assistance psychologique, donc n’hésitez surtout pas à leur confier vos craintes et votre trop-plein d’émotions, les bonnes paroles, une attitude attentiste, les visites à domicile et les sorties peuvent beaucoup aider la personne concernée.

Des massages relaxants à base d’huile essentielle de lavande officinale ou de petit grain bigaradier peuvent être très utiles, mais si vous allaitez demander conseille auprès d’un professionnel de santé, puisque les huiles essentielles ne sont pas trop recommandées dans ce cas, sinon faite recours à un homéopathe.

Il est nécessaire de consulter votre médecin ou un psychologue si les symptômes s’intensifient ou persistent plus d’une à deux semaines,  même s’il s’agit d’une fausse alerte, puisque plus que le baby blues est intense et prolongé plus le risque de dépression du post-partum est augmenté.

Dépression post-natale ou post-partum

On confond souvent le baby-blues et la dépression du post-partum. Or, si le premier est un état normal et passager, la seconde est plus longue et marquée par un état clinique plus sévère qui nécessite de se faire aider rapidement.

Une dépression après l’accouchement (ou post-natale ou post-partum) touche un peu près10 % des jeunes mamans après l’accouchement, survient en moyenne dans les six à huit semaines qui suivent l’accouchement et dure de trois à douze mois, et elle peut avoir de graves répercussions sur les relations entre la maman et son bébé.

Les symptômes d’une dépression post-natale 

Ses symptômes regroupent les signes d’une dépression classique et d’autres centrés sur l’enfant :

  • Tristesse intense et durable ;
  • Fatigue intense (souvent dès le matin), absence d’énergie, d’élan vital et d’intérêt pour les activités du quotidien ;
  • Sentiment de culpabilité intense et d’inefficacité envers son bébé ;
  • Sentiment d’incapacité à avancer  et à assurer le suivi de l’enfant, parfois impossibilité de s’occuper de soi et de son bébé;
  • Troubles du sommeil et d’appétit, parfois avec une perte de poids;
  • Très grande anxiété et angoisse ;
  • Instabilité émotionnelle et des troubles d’humeur transitoires ;
  • Diminution de la concentration ou la capacité à prendre des décisions ;
  • Pensées récurrentes de mort ou idées suicidaires ;

Les causes d’une dépression post-natale 

Cette dépression du post-partum survient à un moment où la femme ne bénéficie plus d’un suivi médical, qu’elle a eu avant et juste après l’accouchement, et elle n’a plus de rendez-vous avec l’obstétricien et la sage-femme, elle ne profite plus de l’aide familial surtout si l’accouchement s’est bien déroulé. Il y a aussi d’autre facteurs de risque tels que :

  • Les antécédents personnels ou familiaux de dépression du post-partum ;
  • Un accouchement difficile ;
  • Une hypothyroïdie ;
  • Un baby blues intense ou prolongé ;
  • Etre isolée ou manquée de soutien social ;
  • Un contexte de vie stressant : vivre dans un milieu défavorisé, précarité, conflits de couple, statut de mère célibataire…
  • Les déficits nutritionnels, en particulier en oméga 3 qui est essentiel au bon fonctionnement du système nerveux central ;
  • Etre abandonnée ou maltraitées pendant l’enfance ;

La naissance d’un bébé réactive tout le passé, et le cumul de la fatigue et l’allaitement peut jouer un rôle négatif dans ce cas.

Traitement et prise en charge spécialisée

Si vous voyez que vous éprouvez au moins deux symptômes du baby blues précédents cités, pendant une période supérieure à deux semaines, pensez à un dépistage le plus précoce possible, afin d’intervenir convenablement et obtenir le traitement adéquat.

Une prise en charge de la dépression post-natale repose sur diverses modalités:

  • Une aide professionnelle, un professionnel de santé tel qu’un médecin ou un membre d’une équipe soignante d’un centre de protection maternelle et infantile, peut jouer un rôle très important surtout lorsque la maman allaite, refuse les médicaments antidépresseurs ou lorsque les troubles dépressifs sont légers ;
  • Un traitement relationnel via les réseaux de soutien, à travers des groupes d’entraide ou d’associations de jeunes mamans souffrant de la même pathologie, la disponibilité et le soutien émotionnel du papa compte beaucoup ;
  • Un traitement médicamenteux par des antidépresseurs, il est nécessaire lorsque les troubles dépressifs sont importants, il existe différentes classes d’antidépresseurs qui peuvent être prescrits dans ce contexte, certains d’entre eux passent par le lait maternel et pouvant nuire à la santé du bébé, donc en cas d’allaitement, il faut informer votre médecin;
  • Les mamans en grande difficulté ou en cas de dépression plus sévère, le médecin traitant orientera la patiente vers un psychologue ou un psychiatre, selon les cas, et elle peut être hospitalisée pour une courte ou moyenne durée dans une unité parent-enfants ;

A l’aide d’une prise en charge appropriée, le taux de guérison de la dépression post-partum est élevé, et la plupart des mamans souffrantes d’une dépression post-natale constatent une amélioration en quelques mois. L’alimentation peut jouer un rôle très important aussi, et elle peut même  contribuer à se prémunir contre les troubles dépressifs.

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