Constipation chez les enfants: définition et meilleurs solutions pour en remédier

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La constipation peut se définir comme un passage difficile, voire douloureux des selles de consistance dures et de fréquence d’émission réduite, elle constitue 3 à 5% des motifs de consultations pédiatrique générale et 10 à 25% des consultations spécialisées de gastro-entérologie pédiatrique.

La constipation peut provoquer de petites fissures dans l’anus et du sang visible sur les selles, ces fissures sont très douloureuses et empêchent l’enfant de faire régulièrement ses selles, et cela provoque chez lui une réaction de rétention volontaire par peur de revivre la même douleur, la mémoire de cette douleur est très longue à effacer, l’enfant commence a avoir le réflexe de retenir au lieu de pousser et il rentre dans un cycle vicieux.

Les nourrissons nourris au lait maternel sont rarement constipés car le lait maternel est complètement digéré, ainsi, les nouveau-nés allaités n’ayants des selles qu’une fois par semaine ne sont pas constipé, tant que leurs selles restent molles et qu’ils n’ont pas mal au ventre.

Constipations fonctionnelles (95%)

En général, on n’y trouve pas de causes anatomique, organique ou médicamenteuse et elles sont souvent d’origine multifactorielle. Souvent l’épisode de rétention aiguë, ou d’aggravation de la constipation, est précédé par une défécation douloureuse (expérience désagréable) provoquant un cercle vicieux, et cela peut être causé des tentatives trop précoces d’enseignement ou de l’apprentissage à la propreté sinon après l’introduction d’une alimentation pauvre en fibres et riche en lactose. Souvent aussi, les enfants signalent des sanitaires sales, pas confortables pour la défécation, comme premier événement dans l’épisode de constipation.

Constipations organiques (5%)

Ce type de constipation est très rare, ses causes organiques impliquent des pathologies spécifiques anatomiques, neurologiques, toxiques/métaboliques ou intestinales. il est causé généralement des anomalies anatomiques (sténose anale, malformation anorectale), des anomalies neurologiques (maladie de Hirschsprung, encéphalopathies) ou de la moelle épinière (myéloméningocèle, tumeurs) ou à des maladies métaboliques (diabète sucré, hypothyroïdie, hypo- et hypercalcémie…).

Les meilleures solutions

En cas de constipation organique il faut consulter un médecin pour traiter convenablement la cause. Pour remédier au constipation fonctionnelle il faut tout simplement appliquer le trio hydratation, bonne alimentation et bonnes habitudes.

Hydratation :

Dans un premier temps, il faut toujours penser à l’hydratation, votre enfant doit boire davantage, particulièrement de l’eau, vous pouvez aussi lui donner des jus dilués, comme le jus de pruneaux, d’orange, de poire, de raisin ou de pomme sans sucre ajouté, puisque les liquides facilitent la digestion et le transit intestinal.

Vous éviter les sodas et les boissons sucrées, car elles sont très riches en sucres, ne soulagent pas la constipation et elles sont difficile à digérer, donc elles entraînent des ballonnements, des gaz… mais pas forcément la défécation. Les eaux pétillantes n’ont pas vraiment d’intérêt.

Alimentation :

Il est conseillé de suivre un régime alimentaire riche en fibre, votre enfant doit manger :

  • des légumineuses (lentilles, haricots, soya, pois cassés, arachides…);
  • du pain et des céréales à base de grains entiers, du son de blé ou d’avoine et des céréales enrichies de psyllium, que l’on peut mélanger au yaourts, aux purées ou compotes de fruits, aux mélanges à muffins ou crêpes…, des biscuits complets, ou du riz complet;
  • des fruits avec la peau si c’est possible (les plus riches en fibres): les mûres, poires, framboises, oranges, dattes, figue et pruneaux, et des légumes (les plus riches en fibres) les artichauts, pois, patates douces, haricots, brocolis, fenouil et carottes ;
  • Les produits laitiers ne causent pas la constipation s’ils sont accompagnés d’aliments riches en fibres, mais il ne faut pas les consommer en très grande quantité car cela risque de couper l’appétit;
  • limiter les graisses cuites qui vont plutôt ralentir le transit.

Bonnes habitudes:

  • Encouragez et instituez progressivement une routine chez votre enfant pour aller faire ses selles de façon régulière, de préférence après les repas, il devrait s’asseoir sur son pot ou la cuvette des toilettes, et prévoyez un appui ( la sol, une chaise, un tabouret …) pour ses pieds afin qu’il puisse mieux pousser au moment d’évacuer ses selles.
  • Enseignez à votre enfants les mesures d’hygiène appropriées lorsqu’il fréquente une toilette publique et évitez les connotations négatives, comme les problèmes d’odeurs ou de propreté, qui pourraient empêcher votre enfant d’aller au toilette s’il est à l’extérieur de la maison (plusieurs enfants deviennent d’ailleurs constipés à l’âge scolaire, car ils évitent d’aller à la toilette de l’école);
  • Les tentatives prématurées de l’apprentissage à la propreté peuvent conduire à la constipation, ne précipitez pas votre enfant  : attendez qu’il soit prêt, faites-en un jeu et non pas une source de traumatisme.
  • Faites bouger les jambes de votre enfant comme si vous le faisiez pédaler, et massez-lui le ventre délicatement, dans le sens des aiguilles d’une montre, trois ou quatre fois par jour.
  • Encouragez votre enfant à faire de l’exercice physique s’il est en âge de le faire, car être actif favorise le bon fonctionnement des intestins.

Si une intervention est nécessaire, un suppositoire de glycérine est généralement suffisant. Sinon certains enfants peuvent avoir besoin de suppléments en fibres diététiques (qui sont en vente libre)  mais pour qu’ils soient efficaces ils doivent être consommés avec de bonnes quantités d’eau.

Si la constipation est aiguë, pour rompre rapidement le cercle vicieux, on peut procéder à l’évacuation des selles par quelques lavements.  Ne pas prescrire de laxatifs chez l’enfant, car ils sont irritants à la longue et créent une dépendance.

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