Allergies alimentaires : symptômes, principaux allergènes, diagnostic et traitement

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Faire le point

Depuis une vingtaine d’années, les allergies alimentaires sont en augmentation, aujourd’hui environ 3,5 % des adultes y sont sujets et près de 8 % des enfants de moins de 3 ans sont concernés. Jusqu’à 80 % des enfants souffrant d’une réaction allergique ont la chance de guérison avant l’âge de 5 à 7 ans.

LaMagicMaman vous a préparé cet article pour avoir plus d’information sur les allergies alimentaires, leurs symptômes, les aliments les plus souvent en cause, le diagnostic et les traitements à suivre.

Qu’est-ce qu’une allergie alimentaire ?

Normalement le tube digestif possède une tolérance naturelle et biologique à des protéines alimentaires étrangères. Le système immunitaire de certains enfants ne possède pas cette tolérance, il considère ces protéines comme un corps étranger constituant une menace pour la sécurité de l’organisme, donc il n’accepte pas leur passage à travers la muqueuse, et il élabore des anticorps pour procéder à les éliminer.

Cette réaction excessive, immédiate ou retardée, du corps contre un aliment qui est normalement inoffensif est appelée « allergie alimentaire ».

Les symptômes de l’allergie alimentaire

Les symptômes d’une allergie alimentaire peuvent varier d’un enfant à l’autre et peuvent se manifester de manière différentes : réactions cutanées, respiratoires et digestives, dans les minutes, les heures ou les jours suivant l’ingestion d’un allergène. On peut citer :

  • Eczéma, urticaire, des lésions cutanées au niveau du visage, des plis du coude ou sur les bras, l’enfant se gratte, la peau suinte, l’apparition de croûtes ou de plaques rouges, localisées à différents endroits du corps, ça concerne presque 80% des bébés allergiques aux protéines de lait de vache ;
  • Vomissements en jet, des diarrhées à répétition, des constipations tenaces ou des coliques presque instantanés ou quelques heures après l’ingestion de l’allergène, l’enfant peut avoir aussi du sang (ou mucus) dans les selles (à moins d’avoir une fissure anale) ;
  • Changement rapide de son état général de façon importante (par exemple : irritabilité, somnolence, difficulté à dormir, perte de connaissance…);
  • Retard de croissance ou gain de poids insuffisant ;
  • Respiration rapide et superficielle, asthme, gonflement de la peau, enflure des lèvres, de la langue et de la gorge.

Certains de ces symptômes peuvent être observés à l’occasion chez tous les enfants, mais chez les enfants allergiques, ils persistent. Au moindre soupçon de la présence d’une allergie alimentaire chez votre enfant, cessez de lui donner l’aliment en cause, pensez à tout noter : nature de l’aliment, réactions de bébé, date et heure du repas et du malaise, consultez un médecin, et il vaut mieux prendre conseil auprès d’un allergologue.

Les principaux allergènes

La majorité des réactions allergiques graves avant l’âge d’un an sont à cause de protéines de lait de vache, entre 1 et 3 ans, sont souvent dues aux arachides et aux œufs, avant 15 ans, il s’agira d’allergie aux poissons, aux crustacés et mollusques, aux légumineuses (soja, pois, lentilles), aux fruits secs (noix, noisettes), au bœuf, au porc, à la moutarde, aux fruits exotiques et au gluten.

En fait un seul aliment peut contenir des protéines différentes, donc plusieurs allergènes. Le chocolat, la levure de boulanger, les additifs alimentaires : colorants, conservateurs, émulsifiants, gélifiants, exhausteurs de goût (le glutamate par exemple) peuvent aussi causées une allergie.

Diagnostique de l’allergie alimentaire

Le diagnostic de l’allergie alimentaire repose sur un interrogatoire détaillé autour de toutes les habitudes alimentaires du bébé, de ses antécédents allergiques personnels et familiaux. Et plus vos informations seront précises, plus vous aiderez le médecin d’avoir une idée claire sur le délai, la fréquence, la reproductibilité de l’allergie ainsi que le contexte associé ;

La réalisation d’un examen physique (cutané, ORL, digestif et respiratoire) permet de caractériser la nature et la sévérité des symptômes ;

Le médecin exécute des tests cutanés à l’aide de patchs permettant d’identifier les aliments en cause, cela peut être réalisé à n’importe quel âge ;

Une réévaluation de l’allergie est effectuée tous les 3, 6 ou 12 mois selon les enfants, le but c’est savoir est qu’il y a possibilité de réintroduire l’aliment allergène, mais toujours sous surveillance médicale.

Traitement des allergies alimentaires

Le traitement repose en principe sur l’éviction absolue des aliments responsables du menu quotidien de l’enfant. S’ils sont nombreux, un régime préconisé doit être établi par une diététicienne ou une nutritionniste expérimentée afin d’éviter des carences nutritionnelles, en particulier vitaminiques. Cela nécessite une vigilance lorsqu’il s’agit d’œufs, de lait, d’arachide ou de soja, car plusieurs préparations, pâtes, sortes de saucisses… peuvent les contenir, donc veillez aussi à lire toujours les étiquettes avant toute administration.

Un traitement pharmacologique peut être prescrit aussi par le médecin à base d’antihistaminique, un médicament protégeant la muqueuse digestive du risque de libération locale d’histamine. En cas d’accidents allergiques graves, les corticoïdes et l’adrénaline sont nécessaires. Lorsque l’enfant présente un haut risque de choc ou d’asthme aigu, il est nécessaire de remplir un contrat d’accueil personnalisé pour le milieu scolaire tel qu’il est prévu par la circulaire du 22 juillet 1993, n°93-248.

Un traitement asymptotique est parfois très utile :

  • Devant un eczéma, le médecin prescrit des antiseptiques en application locale, pour lutter contre la sécheresse de la peau ainsi que des émollients afin de maintenir une bonne hydratation, s’il ne suffit pas, il passe à la cortisone pour la soigner ;
  • En cas d’urticaire, la cortisone et les antihistaminiques constituent le traitement de base, le but c’est de bloquer l’action de l’histamine responsable de la réaction allergique ;

    En cas d’allergie aux protéines de lait de vache, le médecin vous prescrira des hydrolysats de protéine, disponibles en pharmacie et remboursés par la Sécurité Sociale. Il s’agit de laits artificiels dont les protéines ont été fragmentées pour les rendre hypo-allergéniques, malheureusement, quelques enfants n’en aiment pas le goût.

Chez les bébés issus de familles présentant des prédispositions, l’allaitement au sein ou au lait premier âge est vivement recommandé jusqu’à six mois. Chez les autres enfants, non issu d’un terrain propice à l’allergie, l’allaitement et le lait premier âge sont préconisés jusqu’à 4 mois seulement.

Nos conseils :

Aucune décision ne peut être prise sans avis médical, car les bébés ont un corps fragile et une intolérance alimentaire peut avoir des conséquences graves, en outre plus l’allergie alimentaire est détectée tôt, plus il sera facile à traiter !

Contactez les associations de patients, comme l’Association française pour la prévention des allergies (Afpral), pour apprendrez à lire les étiquettes, à savoir comment repérer les allergènes masqués et à concocter de bons petits plats pour votre bébé allergique.

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